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29 septembre - Journée mondiale du cœur : le cœur ne bat jamais seul

Du corps qui s’incarne au cœur qui nous rythme

À l’occasion de la Journée mondiale du cœur, le 29 septembre 2026, prenons le temps de regarder cet organe depuis l’endroit où il vit réellement : au cœur d’un corps en mouvement, soumis à la gravité, traversé par la respiration, renseigné en permanence par ses sensations et en dialogue constant avec le cerveau.

Car le cœur ne bat jamais seul.

Il bat dans un organisme qui perçoit, respire, se verticalise, agit, récupère et s’adapte.

Et si comprendre le cœur consistait aussi à observer cette capacité du vivant à passer d’un état à un autre ?

Il y a quelque chose d’étonnant dans le fait d’habiter un corps

Il suffit de quelques secondes pour se rendre compte que nous sommes déjà en train d’habiter notre corps.

Lorsque nos pieds rencontrent le sol au réveil, quelque chose s’organise avant même que nous y pensions.

Le poids du corps se répartit sur les appuis. Les muscles ajustent leur tension. Les articulations renseignent le système nerveux sur la position des différents segments corporels. Le système vestibulaire participe à cette capacité qui nous permet de nous orienter et de trouver notre verticale.

Nous nous redressons, nous faisons quelques pas, nous respirons.

Tout cela s’installe avec une évidence telle que nous finissons presque par ne plus le remarquer.

Et pourtant, derrière cette expérience quotidienne se trouve l’un des grands principes de notre organisation : nous sommes en permanence en relation avec notre environnement.

La gravité exerce sa force.
Le sol nous offre un appui.
Les muscles et les articulations renseignent le système nerveux.
La respiration accompagne nos changements d’état.

Notre organisme reçoit, interprète, ajuste… et recommence.

C’est à partir de cette relation que l’on peut commencer à parler du cœur.

Car le cœur appartient pleinement à cette histoire.

Il travaille dans un corps vertical, en mouvement, soumis aux variations de pression, traversé par le souffle et continuellement ajusté aux besoins de l’organisme.

Son rythme accompagne nos activités, nos repos, nos changements de posture et nos émotions.

Il possède sa propre dynamique tout en restant profondément lié à celle de l’ensemble du corps.

Le regard Neurosens

À l’Institut Neurosens, nous nous intéressons précisément à ces interactions : non pour réduire le vivant à des mesures, mais pour rendre perceptibles certains de ses ajustements et apprendre à mieux les observer.

Une mesure n’est jamais la personne.

Elle peut, en revanche, devenir une information qui aide à apprendre.


Habiter son corps : avant les mots, l’expérience

Nous faisons l’expérience de notre corps avant même de pouvoir mettre des mots dessus.

Le jeune enfant découvre progressivement ses mains, ses pieds, la possibilité de tourner la tête, de pousser sur ses jambes, de se redresser puis de se déplacer.

Chaque nouvelle acquisition transforme sa relation à l’espace.

Le sol devient un appui. Le poids devient une information. Le mouvement devient une possibilité.

Avec le temps, ces apprentissages deviennent tellement familiers que nous cessons de les remarquer.

Nous marchons en parlant. Nous montons un escalier en pensant à notre journée. Nous nous retournons lorsqu’une voix nous appelle. Nous attrapons un objet sans avoir besoin de regarder précisément où se trouve notre bras.

Notre organisme possède une connaissance extrêmement fine de sa propre configuration.

Cette connaissance repose notamment sur la proprioception.

Fermez les yeux et levez une main.

Vous savez approximativement où elle se trouve sans avoir besoin de la regarder.

Des informations provenant notamment des muscles, des tendons et des articulations renseignent continuellement le système nerveux sur la position et le mouvement du corps.

La proprioception travaille avec la vision et le système vestibulaire pour contribuer à une perception cohérente de notre position dans l’espace.

Le corps ne commence donc pas par être une silhouette que nous observons de l’extérieur.

Il est d’abord une expérience vécue de l’intérieur.

Avant de savoir où nous allons, notre organisme doit déjà disposer d’informations sur l’endroit où il se trouve.

Et dans cette rencontre permanente entre le corps et son environnement, la gravité joue un rôle considérable.


Le souffle accompagne chaque changement

Puis il y a la respiration.

Elle occupe une place singulière dans notre physiologie parce qu’elle appartient à la fois aux régulations automatiques et, dans certaines limites, à notre contrôle volontaire.

Nous pouvons volontairement modifier notre manière de respirer pendant quelques instants. Puis, lorsque notre attention se détourne, les mécanismes automatiques poursuivent leur travail.

La respiration change avec notre état.

  • Lorsque nous dormons, elle se modifie.
  • Lorsque nous marchons, elle s’adapte à l’effort.
  • Lorsque nous parlons, elle s’organise avec le langage.
  • Lorsque nous sommes surpris, elle peut changer brusquement.
  • Lorsque notre activité augmente, nos besoins ventilatoires évoluent.

Respirer assure bien sûr les échanges gazeux indispensables à notre fonctionnement : l’oxygène entre dans l’organisme et le dioxyde de carbone produit par le métabolisme est éliminé.

Mais le mouvement respiratoire participe également aux variations de pression à l’intérieur du thorax et interagit avec le retour veineux ainsi qu’avec la dynamique cardiovasculaire.

Et surtout, le rythme respiratoire entretient une relation particulièrement visible avec le rythme cardiaque.

Au cours d’une respiration spontanée, la fréquence cardiaque tend généralement à augmenter pendant l’inspiration et à diminuer pendant l’expiration.

Ce phénomène porte le nom d’arythmie sinusale respiratoire.

Il nous donne accès à quelque chose de fondamental :

respiration et activité cardiovasculaire ne fonctionnent pas comme deux systèmes indépendants.

Elles participent à une organisation physiologique en interaction permanente avec le système nerveux autonome.


Le cerveau reçoit un corps qui lui parle

Le système nerveux reçoit en permanence des informations provenant du corps.

Respiration, activité cardiovasculaire, température, état métabolique, tensions musculaires et signaux provenant des organes participent à cette immense circulation d’informations.

Une partie de la perception de l’état interne du corps est regroupée sous le terme d’interoception.

Nous pouvons percevoir la faim, la chaleur, la fatigue ou parfois les battements de notre cœur.

Certaines informations accèdent à la conscience. Beaucoup d’autres sont traitées sans que nous en ayons directement conscience.

Le système cardiovasculaire participe pleinement à cette communication.

Les recherches consacrées à l’axe cerveau-cœur décrivent des interactions bidirectionnelles empruntant différentes voies nerveuses, mécaniques et biochimiques.

Le système nerveux autonome participe à la régulation cardiovasculaire tandis que, dans l’autre sens, des informations cardiovasculaires remontent continuellement vers le système nerveux central.

La relation fonctionne donc dans les deux sens.

Et elle devient particulièrement intéressante lorsque notre organisme doit faire face à un changement.

Prenons simplement un effort physique.

  • Les besoins énergétiques augmentent.
  • Le cœur accélère.
  • La respiration s’adapte.
  • Les muscles travaillent davantage.
  • La circulation se réorganise.

Puis l’effort cesse.

Commence alors une autre phase : la récupération.

Et c’est peut-être dans ces passages que l’on observe le mieux l’une des propriétés essentielles du vivant :

sa capacité à changer d’état.


Et puis il y a le cœur

Il était là depuis le début.

Au milieu de tous ces échanges.

Situé dans le thorax, entre les poumons, le cœur possède une organisation remarquable. Ses cavités, ses valves, son muscle et son système électrique permettent d’assurer la circulation du sang dans l’ensemble de l’organisme.

Sa fonction première paraît simple : propulser le sang.

Mais cette fonction devient extraordinairement complexe dès que l’on considère les conditions dans lesquelles elle doit s’exercer.

Le cœur doit adapter son débit à l’activité. Accompagner les changements de posture. Répondre aux variations des besoins métaboliques. Modifier sa fréquence et la force de ses contractions.

Et faire tout cela continuellement.

Le cœur possède par ailleurs une activité électrique intrinsèque. Des cellules spécialisées génèrent et conduisent les signaux qui organisent la contraction cardiaque.

Le système nerveux autonome module ensuite cette activité en fonction des besoins de l’organisme.

Le cœur possède donc son propre rythme, mais ce rythme reste profondément sensible au contexte.

C’est précisément ce qui rend sa variabilité intéressante.


Le cœur : bien plus qu’une pompe isolée

La neurocardiologie contemporaine permet d’aller encore un peu plus loin.

Le cœur dispose d’une innervation intrinsèque complexe, comprenant notamment des neurones et des cellules gliales. Ces réseaux locaux participent à la régulation de son fonctionnement et interagissent avec les systèmes nerveux autonome et central.

Cela ne signifie évidemment pas que le cœur « pense » indépendamment du cerveau.

Cela nous invite plutôt à abandonner une représentation trop simple dans laquelle un cerveau commanderait un cœur passif.

La régulation cardiovasculaire repose sur un ensemble d’interactions.

Le cœur possède des mécanismes locaux.

Le système nerveux autonome module son activité.

Le cerveau reçoit des informations cardiovasculaires.

Les vaisseaux participent à la détection et à la régulation des variations de pression.
Les hormones et de nombreux médiateurs interviennent également.

Le terme d’axe cerveau-cœur prend alors tout son sens.

Nous retrouvons une idée essentielle : chaque organe possède ses propriétés propres tout en participant à une organisation collective.


Le cœur travaille aussi avec la gravité

Lorsque nous passons de la position allongée à la station debout, notre organisme doit immédiatement composer avec une nouvelle distribution du sang sous l’effet de la gravité.

Lorsque nous marchons, les besoins musculaires augmentent.

Lorsque nous faisons un effort, le débit cardiovasculaire s’adapte.

Lorsque nous nous arrêtons, d’autres ajustements permettent progressivement le retour vers un état plus calme.

Le cœur accompagne continuellement ces transitions.

C’est pourquoi la question intéressante n’est peut-être pas seulement :

« Quel est mon rythme cardiaque ? »

Elle pourrait devenir :

« Comment mon organisme passe-t-il d’un état à un autre ? »

Effort → récupération.
Assis → debout.
Repos → mouvement.
Inspiration → expiration.
Activation → retour au calme.

La physiologie du vivant est aussi une physiologie des transitions.


Un chiffre ne raconte jamais toute une personne

Notre fréquence cardiaque évolue avec l’âge, la condition physique, l’activité, le sommeil, l’environnement et de nombreux autres facteurs.

La physiologie possède des régularités, mais elle comporte aussi une variabilité individuelle considérable.

Il y a le rythme du cœur, mais aussi celui de la respiration, du sommeil, de la marche et de nos activités quotidiennes.

Cela devrait nous rendre prudents devant les chiffres.

À retenir

Un seul chiffre ne peut jamais résumer un organisme.

Une fréquence cardiaque, une variabilité cardiaque, une conductance cutanée ou n’importe quelle autre mesure physiologique ne prennent véritablement sens qu’en relation avec un contexte, une situation et une personne.

Une mesure n’est pas un verdict. C’est une information située.

Lorsque le corps devient visible : le biofeedback

Nous ressentons une partie de notre physiologie.

Mais une quantité considérable d’informations reste en dehors de notre perception consciente.

Le biofeedback part d’une idée relativement simple : recueillir certains paramètres physiologiques et les transformer en informations perceptibles en temps réel.

Le corps produit un signal. Un dispositif le mesure.
L’information nous revient sous une forme accessible.

Nous pouvons alors observer les relations entre ce que nous faisons, ce que nous ressentons et ce qui change physiologiquement.

Il ne s’agit pas de surveiller son organisme en permanence.

L’intérêt est ailleurs :

observer → expérimenter → percevoir → ajuster → apprendre.

Progressivement, certaines sensations ou certains changements peuvent devenir plus facilement reconnaissables sans avoir constamment besoin du dispositif.

Le biofeedback peut alors devenir un miroir physiologique temporaire au service de l’apprentissage.

La machine n’est pas la finalité.

Elle est un médiateur.


Le BVP : observer autrement la dynamique cardiovasculaire

Le BVP — Blood Volume Pulse — recueille un signal lié aux variations du volume sanguin dans une région périphérique du corps, généralement à l’aide d’une mesure optique.

On peut ainsi observer un signal pulsatile et voir comment celui-ci évolue au cours de la respiration, du repos, d’un changement de posture ou d’une activité.

Assis tranquillement, le signal présente une certaine dynamique.

Nous nous levons.

Nous marchons.

Nous revenons nous asseoir.

Le signal change.

Ce qui était difficilement perceptible devient alors observable : la dynamique cardiovasculaire périphérique se transforme avec le contexte.

C’est là que réside une grande partie de la valeur pédagogique du biofeedback.

Notre physiologie n’est pas figée.

Elle s’ajuste.

Plusieurs fenêtres sur un même organisme

Le biofeedback permet d’ouvrir différentes fenêtres sur la physiologie :

BVP → dynamique cardiovasculaire périphérique Respiration → rythme et dynamique ventilatoires EDA → activité électrodermale, notamment liée à l’activité sudomotrice sympathique

Ces signaux ne disent pas « qui est » une personne.

Ils montrent ce qui se passe à un moment donné, dans certaines conditions de mesure.

Leur intérêt devient particulièrement riche lorsque nous cherchons à comprendre leurs interactions.

Mesurer sans confondre la carte et le territoire.

Et si nous commencions simplement par observer ?

La Journée mondiale du cœur peut être l’occasion de revenir à quelques expériences très simples.

Marcher pendant dix ou vingt minutes à un rythme confortable.

Sentir successivement les pieds et les appuis, puis observer comment la respiration évolue et, éventuellement, percevoir les battements du cœur.

Que se passe-t-il lorsque l’allure augmente légèrement ?

Et lorsqu’elle diminue ?

Que se passe-t-il lorsque nous nous arrêtons ?

Combien de temps faut-il pour retrouver une sensation de calme ?

Nous pouvons également nous asseoir quelques instants et simplement observer notre respiration telle qu’elle vient, sans chercher immédiatement à la modifier.

Son amplitude change-t-elle ?

Le thorax bouge-t-il davantage que l’abdomen ?

Le rythme reste-t-il identique ?

Que ressentons-nous lorsque nous nous levons ?

L’objectif n’est pas de produire une « bonne respiration ».

Il s’agit d’abord d’observer.

Dans les pratiques de biofeedback respiratoire, différents rythmes et modalités peuvent ensuite être explorés et individualisés.

Car là encore, une même consigne ne convient pas nécessairement à tout le monde.


Et si l’entraînement consistait aussi à mieux changer ?

Nous pensons souvent l’entraînement en termes de performance.

Aller plus vite.
Tenir plus longtemps.
Être plus fort.
Obtenir un meilleur chiffre.

Mais il existe une autre manière de regarder l’adaptation.

Comment passons-nous de l’effort à la récupération ?

Comment notre respiration se transforme-t-elle lorsque nous nous mettons en mouvement ?

Comment notre rythme cardiaque évolue-t-il lorsque nous nous arrêtons ?

Comment notre organisme retrouve-t-il progressivement une nouvelle ligne de base ?

Ces transitions sont intéressantes parce qu’elles nous rappellent qu’un organisme vivant ne cherche pas à rester immobile.

Il cherche continuellement à s’ajuster.

IMPORTANT — Observer n’est pas diagnostiquer

Apprendre à observer son rythme cardiaque, sa respiration ou certaines réactions physiologiques ne permet pas de poser un diagnostic.

Le biofeedback est un outil d’observation et d’apprentissage. Il ne remplace ni l’examen clinique, ni le diagnostic, ni la prise en charge médicale.

Une douleur thoracique, un essoufflement inhabituel, un malaise, des palpitations nouvelles ou tout autre symptôme cardiovasculaire préoccupant doivent conduire à prendre un avis médical.

En cas de symptômes aigus ou inquiétants, la priorité est médicale.

Bouger : le cœur apprend aussi par l’expérience

L’Organisation mondiale de la Santé rappelle que l’activité physique régulière contribue à prévenir et à prendre en charge les maladies cardiovasculaires, tout en apportant de nombreux autres bénéfices pour la santé.

Marcher, pédaler, nager, danser, jardiner, prendre les escaliers ou pratiquer une activité sportive sont autant d’occasions de mettre notre organisme en mouvement.

Pour la Journée mondiale du cœur 2026, la Fédération mondiale du cœur nous invite justement à remettre davantage de mouvement dans notre quotidien.

L’intérêt ne réside pas nécessairement dans la recherche immédiate d’une performance.

Il peut commencer par quelque chose de beaucoup plus simple :

bouger régulièrement et observer comment notre organisme s’adapte.


Le cœur et le temps

Il reste enfin quelque chose de profondément humain dans notre rapport au cœur.

Nous savons qu’il bat.

Parfois nous le sentons.

Nous parlons de lui lorsque nous sommes amoureux, lorsque nous avons peur, lorsque nous faisons un effort ou lorsque quelque chose nous inquiète.

Il accompagne notre vie entière sans que nous ayons besoin de lui demander de continuer.

Un jour, nous découvrons que notre cœur bat plus vite après avoir monté un escalier.

Un autre jour, nous le sentons avant un rendez-vous important.

Plus tard, nous remarquons peut-être que quelques minutes de marche modifient notre respiration et notre rythme.

Avec l’âge, notre manière de bouger change. Nos capacités évoluent. Nos besoins aussi.

Et le cœur poursuit son histoire au milieu de toutes ces transformations.

Depuis des siècles, nous associons le cœur à la vie, l’émotion, le courage et l’amour.

La science contemporaine ne vient pas nécessairement effacer cette dimension symbolique.

Elle nous permet simplement d’en découvrir une autre :

celle d’un organe profondément inscrit dans les régulations et les adaptations du vivant.


Pour cette Journée mondiale du cœur, prenons le temps d’écouter

Les maladies cardiovasculaires demeurent la première cause de décès dans le monde. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, environ 19,8 millions de décès leur étaient attribués en 2022.

Prévention, activité physique, alimentation, tabagisme, facteurs métaboliques et reconnaissance des symptômes restent donc des enjeux majeurs de santé publique.

La campagne 2026 de la Fédération mondiale du cœur, « Don’t Miss a Beat », nous invite notamment à mieux reconnaître les signes pouvant annoncer une maladie cardiovasculaire et à remettre davantage de mouvement dans notre quotidien.

Mais cette journée peut aussi nous inviter à revenir vers quelque chose de beaucoup plus proche.

Notre corps.

Nos appuis.
Notre souffle.
Nos mouvements.
Nos transitions.
Nos rythmes.

Prenons quelques secondes.

Comment sont vos pieds sur le sol ?

Votre posture a-t-elle changé depuis le début de cet article ?

Comment respirez-vous maintenant ?

Percevez-vous les battements de votre cœur ?

Il n’y a rien à réussir dans cette observation.

Elle nous rappelle simplement que nous sommes là, dans un organisme qui travaille continuellement à maintenir et retrouver ses équilibres.

La gravité participe aux contraintes auxquelles nous nous adaptons.

La proprioception nous renseigne sur notre position et nos mouvements.

La respiration participe à nos échanges gazeux et accompagne nos changements d’état.

Le système nerveux reçoit, interprète et ajuste.

Et le cœur poursuit son activité au milieu de cette organisation vivante.

Prendre soin de son cœur, c’est bien sûr connaître ses facteurs de risque, bouger régulièrement et savoir reconnaître les symptômes qui nécessitent une attention médicale.

Mais nous pouvons aussi apprendre à mieux connaître le corps dans lequel il bat.

Mesurer peut nous aider à voir ce qui nous échappe.

Observer peut nous apprendre à reconnaître ce qui change.

Mais ni la courbe, ni le chiffre, ni le capteur ne sont le vivant.

Ils peuvent simplement nous aider à mieux l’écouter.

Parce qu’écouter son cœur commence peut-être par écouter le corps qui lui donne sa place.


Bibliographie

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  • World Heart Federation. Keep the Beat – Move More for World Heart Day 2026.
  • World Health Organization. Activité physique. 26 juin 2024.
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