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Publié le 7 juin 2026

Du symptôme au système : Comprendre le TDAH et les troubles complexes

Comprendre le TDAH et les troubles complexes à travers une lecture systémique du vivant

Et si certains symptômes n’étaient pas uniquement des dysfonctionnements à corriger… mais aussi l’expression d’un vivant qui tente encore de s’adapter ?

Fatigue, TDAH, troubles du sommeil, anxiété, douleurs chroniques, troubles digestifs ou hypersensibilités sont souvent abordés à travers des modèles séparés : neurologiques, psychologiques, digestifs ou comportementaux. Pourtant, le vivant fonctionne rarement de manière isolée ou linéaire.

À travers une approche accessible de la pensée systémique, cet article propose de passer du symptôme au système : comprendre comment posture, respiration, sommeil, émotions et cognition interagissent en permanence dans l’organisation du vivant.

Une invitation à changer de regard :
non plus seulement chercher « la cause » d’un trouble,
mais observer les dynamiques d’adaptation, de compensation et de régulation qui traversent chaque être humain, à chaque instant.


Introduction

Nous vivons dans une époque fascinante.

Jamais les connaissances sur le cerveau, le microbiote, le sommeil, les émotions ou le système nerveux n’ont été aussi nombreuses. Les recherches se multiplient. Les outils de mesure se perfectionnent. Les approches thérapeutiques se diversifient.

Et pourtant…

De nombreuses personnes continuent à se sentir perdues face à des troubles complexes :

  • Fatigue chronique, 
  • Troubles digestifs, 
  • Douleurs persistantes, 
  • Anxiété, 
  • Troubles du sommeil 
  • TDAH, 
  • Hypersensibilités, 
  • États d’épuisement ou de surcharge. 

Pourquoi ?

Peut-être parce que nous cherchons encore trop souvent à comprendre le vivant comme une succession de causes simples et isolées :

  • Un symptôme, 
  • Une origine, 
  • Un mécanisme, 
  • Une correction. 

Cette manière de penser, appelée causalité linéaire, a permis d’immenses progrès scientifiques. Elle reste indispensable. Mais lorsqu’elle devient notre seule grille de lecture, elle montre aussi ses limites face à la complexité des systèmes vivants.

Car le vivant fonctionne rarement comme une ligne droite.

Le sommeil influence les émotions.
Les émotions modifient la respiration.
La respiration agit sur le tonus.
Le tonus influence la digestion.
La digestion modifie à son tour l’état de vigilance et les capacités cognitives.

Autrement dit :

les systèmes du corps ne fonctionnent pas séparément.
Ils interagissent en permanence dans des boucles d’adaptation, de compensation et de régulation.

C’est précisément cette manière de penser que la Neurothérapie Intégrative cherche à introduire progressivement : une lecture systémique et intersystémique du vivant.

L’objectif de cet article n’est donc pas d’opposer les approches existantes ni de rejeter les connaissances issues de la médecine, des neurosciences, de la psychologie ou de la nutrition.

Au contraire.

Nous allons essayer de comprendre :

  • Pourquoi les modèles linéaires restent utiles, 
  • mais aussi pourquoi ils deviennent parfois insuffisants, 
  • et comment une pensée systémique peut aider à mieux comprendre certaines situations complexes rencontrées aujourd’hui dans le champ du soin, de l’accompagnement et de la régulation psychophysiologique. 

En d’autres termes :

passer du symptôme isolé… à la compréhension du système vivant dans lequel il prend place.

1. Pourquoi nous pensons spontanément de manière linéaire

Depuis l’enfance, nous apprenons à comprendre le monde à travers des relations simples de cause à effet.

  • Si je touche le feu, je me brûle. 
  • Si je manque de sommeil, je suis fatigué. 
  • Si une bactérie provoque une infection, un antibiotique peut aider à la contrôler. 

Cette manière de penser est naturelle.
Elle est même indispensable.

Tableau de la causalité linéaire - Cause = EffetLa science moderne s’est construite en grande partie grâce à cette logique appelée causalité linéaire : une cause identifiable produit un effet observable.

Cette approche a permis des avancées considérables :

  • Comprendre les maladies infectieuses, 
  • Développer des traitements efficaces, 
  • Isoler des mécanismes biologiques précis, 
  • Améliorer les techniques médicales et chirurgicales. 

Sans cette rigueur analytique, la médecine moderne n’aurait jamais connu un tel développement.

Le problème n’est donc pas la pensée linéaire.

Le problème apparaît lorsque nous essayons d’appliquer exclusivement ce modèle à des systèmes vivants complexes, dynamiques et adaptatifs.

Car un organisme vivant ne fonctionne pas comme une machine composée de pièces indépendantes.

Le corps humain est un système en interaction permanente :

  • Le sommeil influence les émotions, 
  • Les émotions modifient la respiration, 
  • La respiration agit sur le tonus musculaire, 
  • Le tonus influence la posture et la digestion, 
  • La digestion modifie à son tour l’état de vigilance et les capacités cognitives. 

Autrement dit :

Dans le vivant, les effets deviennent souvent eux-mêmes des causes.

C’est ici qu’apparaît une difficulté importante dans le champ du soin et de l’accompagnement.

Face à des troubles complexes — fatigue chronique, douleurs persistantes, TDAH, anxiété, troubles digestifs, hypersensibilités — nous cherchons souvent spontanément :

  • Une origine principale, 
  • Un mécanisme dominant, 
  • Un responsable central, 
  • Ou un levier unique de correction. 

Cette recherche est compréhensible.
Elle rassure.

Elle donne l’impression que, si l’on trouve « la cause », alors la solution deviendra simple.

C’est ainsi que certaines théories ou approches peuvent parfois prendre une place très centrale :

  • Tout expliquer par les neurotransmetteurs, 
    • par le microbiote, 
    • par le stress, 
    • par le trauma, 
    • par le nerf vague, 
    • par les hormones, 
    • ou encore par un déséquilibre postural isolé. 

Or, dans de nombreuses situations cliniques, ces éléments ne sont pas faux… mais insuffisants lorsqu’ils sont séparés du reste du système.

Car le vivant ne fonctionne pas comme une ligne droite.

Il fonctionne comme un ensemble de boucles d’interactions, d’adaptations et de compensations permanentes.

Et c’est précisément cette transition — passer d’une logique linéaire à une lecture systémique — que nous allons maintenant explorer.

2. Comprendre la causalité circulaire : quand le vivant fonctionne en boucles

Si la causalité linéaire cherche à relier une cause à un effet, la pensée systémique propose une autre lecture du vivant.

Elle part d’une observation simple :

dans un organisme vivant, les systèmes s’influencent mutuellement en permanence.

Autrement dit :

  • Un effet peut devenir lui-même une cause, 
  • Une adaptation peut modifier le problème initial, 
  • Et plusieurs systèmes peuvent progressivement entrer dans une même dynamique de déséquilibre… ou de régulation. 

C’est ce que l’on appelle une causalité circulaire.

Le terme peut sembler complexe. Pourtant, nous faisons tous l’expérience de ces boucles au quotidien.

Prenons un exemple très simple.

Une personne traverse une période de stress prolongé.

  • Le stress perturbe son sommeil.
  • Le manque de sommeil augmente l’irritabilité et la vigilance.
  • Cette hypervigilance modifie la respiration, souvent plus haute et plus rapide.
  • La respiration influence alors le tonus musculaire et les tensions corporelles.
  • Ces tensions entretiennent la fatigue et parfois certaines douleurs.
  • La fatigue diminue ensuite les capacités d’adaptation émotionnelle… ce qui augmente encore le stress initial.

Dans cette situation :

il devient difficile de dire où “commence” réellement le problème.
Le système fonctionne désormais en boucle.

Tableau - Quand le vivant fonctionne en boucleC’est précisément ce que la pensée systémique cherche à observer :

  • Non pas seulement les causes isolées, 
  • Mais les interactions qui entretiennent un état physiologique dans le temps. 

Cette manière de penser change profondément la lecture du symptôme.

Dans une logique purement linéaire, le symptôme est souvent considéré comme :

  • La conséquence directe d’une cause, 
  • Ou l’expression d’un dysfonctionnement localisé. 

Dans une logique systémique, le symptôme peut aussi devenir :

  • Une tentative d’adaptation, 
  • Un signal de surcharge, 
  • Ou l’expression visible d’un déséquilibre impliquant plusieurs systèmes à la fois. 

Cela ne signifie pas que tout est flou ni que « tout est lié » de manière magique.

Au contraire.

La pensée systémique demande souvent davantage de rigueur :

  • elle oblige à observer les interactions, 
  • les temporalités, 
  • les compensations, 
  • les boucles d’entretien, 
  • et les capacités de récupération du système vivant. 

Cette nuance est importante.

Car dans les systèmes complexes, l’absence de causalité simple ne signifie pas absence d’organisation physiologique.

Prenons un autre exemple fréquent aujourd’hui : les troubles digestifs dits fonctionnels.

Une lecture linéaire cherchera souvent :

  • une dysbiose, 
  • une inflammation, 
  • une hypersensibilité digestive, 
  • ou un déséquilibre du microbiote. 

Ces mécanismes existent réellement et peuvent être importants.

Mais une lecture systémique cherchera aussi à comprendre :

  • la qualité du sommeil, 
  • l’état de vigilance, 
  • les stratégies respiratoires, 
  • le tonus postural, 
  • les tensions abdominales, 
  • les émotions, 
  • la fatigue adaptative, 
  • ou encore la manière dont le système gère la sécurité et la récupération. 

L’intestin ne disparaît pas dans cette lecture.
Il retrouve simplement sa place :

celle d’un système vivant parmi d’autres, en interaction permanente avec l’ensemble du corps.

C’est dans cette perspective que la Neurothérapie Intégrative propose progressivement une lecture intersystémique du vivant, articulée autour de cinq grands piliers :

  • le tonus, 
  • la respiration, 
  • le sommeil, 
  • les émotions, 
  • et les fonctions cognitives. 

Non comme des catégories séparées.

Mais comme des fonctions dynamiques qui se modifient mutuellement en permanence.

3. Du TDAH au système vivant : un exemple concret de lecture systémique

Le TDAH constitue probablement l’un des meilleurs exemples pour comprendre la différence entre une lecture linéaire et une lecture systémique du vivant.

Pourquoi ?

Parce qu’il s’agit d’un trouble complexe, multifactoriel, dont les manifestations dépassent largement la seule question de l’attention.

Difficultés attentionnelles, agitation, impulsivité, fatigue, hypersensibilité émotionnelle, troubles du sommeil, difficultés de récupération, instabilité posturale, surcharge cognitive, troubles digestifs ou anxiété sont fréquemment retrouvés chez de nombreuses personnes concernées.

Face à cette complexité, plusieurs modèles explicatifs ont naturellement émergé.

Une lecture linéaire classique du TDAH

Pendant longtemps, le TDAH a principalement été expliqué à travers une lecture neurobiologique centrée sur le cerveau :

  • dysfonctionnement des fonctions exécutives, 
  • déficit dopaminergique, 
  • altération des réseaux attentionnels, 
  • immaturité de certaines régions cérébrales. 

Ces modèles ont permis des avancées importantes :

  • mieux reconnaître le TDAH, 
  • sortir d’une lecture uniquement éducative ou morale, 
  • développer des approches thérapeutiques et pédagogiques utiles. 

Mais ces modèles montrent aussi certaines limites lorsqu’ils deviennent la seule manière de comprendre le trouble.

Car de nombreuses observations cliniques posent question :

  • Pourquoi certains enfants TDAH présentent-ils des troubles du sommeil importants avant même l’apparition des difficultés scolaires ? 
  • Pourquoi retrouve-t-on si fréquemment des tensions posturales, une respiration buccale ou des troubles oro-faciaux ? 
  • Pourquoi les capacités attentionnelles fluctuent-elles autant selon la fatigue, le stress, l’environnement ou la qualité de récupération ? 
  • Pourquoi certains symptômes diminuent-ils lorsque l’on améliore le sommeil, la respiration ou la stabilité physiologique globale ? 

Ces observations ne contredisent pas les neurosciences.

Elles suggèrent simplement que :

Le cerveau ne fonctionne jamais séparé du reste du corps vivant.

Une lecture systémique du TDAH

Graphique - Et si le TDAH dépassait la seule question de l'attention?Dans une lecture intersystémique, le TDAH n’est plus uniquement envisagé comme un trouble du contrôle attentionnel.

Il peut aussi être compris comme :

L’expression d’un système ayant des difficultés à maintenir un équilibre stable entre vigilance, récupération, régulation émotionnelle, tonus postural et disponibilité cognitive.

Prenons un exemple fréquent chez l’enfant.

Un sommeil fragmenté ou peu récupérateur peut entraîner :

  • fatigue adaptative, 
  • augmentation de la vigilance, 
  • respiration plus instable, 
  • tensions musculaires et posturales, 
  • diminution des capacités attentionnelles, 
  • hypersensibilité émotionnelle, 
  • agitation motrice compensatoire. 

L’agitation devient alors parfois moins un “problème de comportement” qu’une stratégie adaptative du système pour maintenir un niveau d’éveil suffisant.

Dans cette perspective :

certains symptômes du TDAH peuvent être compris comme des tentatives de régulation plutôt que comme de simples déficits.

Cela ne signifie pas que le TDAH “vient uniquement” du sommeil, de la respiration ou de la posture.

La pensée systémique ne remplace pas une causalité unique par une autre.

Elle cherche plutôt à comprendre :

  • comment plusieurs systèmes interagissent, 
  • comment certaines boucles se renforcent, 
  • et comment un organisme tente de s’adapter malgré ses déséquilibres.

Les cinq piliers dans le TDAH

Graphique - Les 5 piliers de la neurothérapie intégrativeCette lecture permet alors d’observer le TDAH à travers les cinq piliers de la Neurothérapie Intégrative :

Le tonus

Instabilité posturale, tensions, agitation motrice, difficultés d’ajustement corporel.

La respiration

Respiration buccale, ventilation instable, difficultés de récupération physiologique.

Le sommeil

Sommeil fragmenté, dette de récupération, fatigue chronique, éveils nocturnes.

Les émotions

Hyperréactivité émotionnelle, hypersensibilité, difficulté à revenir au calme.

Les fonctions cognitives

Disponibilité attentionnelle fluctuante, surcharge mentale, difficultés exécutives.

Dans cette perspective :

  • le symptôme n’est plus isolé du reste du vivant.

Il devient la partie visible d’une dynamique plus globale impliquant l’ensemble du système.

Et c’est précisément ce changement de regard que la Neurothérapie Intégrative cherche à introduire progressivement :

passer d’une lecture centrée sur un trouble… à la compréhension d’un organisme vivant en interaction permanente avec lui-même et son environnement.

Sortir du piège des « comorbidités » : vers une lecture dynamique du vivant

Graphique comparatif - Juxtaposition... ou dynamique commune?Dans le champ des troubles complexes — comme le TDAH, les troubles anxieux, les troubles du sommeil, certaines douleurs chroniques ou les hypersensibilités — il est fréquent d’utiliser le terme de comorbidité.

Ce terme possède une utilité clinique et statistique réelle.
Il désigne simplement la présence simultanée de plusieurs troubles chez une même personne.

Par exemple :

  • TDAH et anxiété, 
  • troubles du sommeil et difficultés attentionnelles, 
  • douleurs chroniques et hypersensibilité émotionnelle, 
  • troubles digestifs et fatigue chronique. 

Cette manière de décrire les choses permet :

  • d’identifier des associations fréquentes, 
  • d’améliorer certains diagnostics, 
  • et parfois d’adapter les prises en charge. 

Mais cette approche présente aussi une limite importante.

Elle décrit une coexistence de symptômes ou de diagnostics… sans toujours expliquer les interactions qui les relient.

Autrement dit :

la notion de comorbidité décrit souvent une juxtaposition de troubles, mais pas nécessairement la dynamique physiologique dans laquelle ils prennent place.

Or, dans les systèmes vivants complexes, plusieurs manifestations peuvent parfois émerger ensemble non parce qu’elles relèvent de causes totalement indépendantes, mais parce qu’elles participent à une même dynamique d’adaptation, de compensation ou de dysrégulation.

C’est ici que la pensée systémique propose un changement de regard important.

Plutôt que de demander uniquement :

« Quels troubles sont associés ? »

Elle cherche aussi à comprendre :

« Quels systèmes interagissent au point d’entretenir un certain état physiologique dans le temps ? »

Prenons un exemple fréquent chez certains enfants ou adultes présentant un TDAH :

  • sommeil fragmenté, 
  • fatigue chronique, 
  • agitation motrice, 
  • hypersensibilité émotionnelle, 
  • difficultés attentionnelles, 
  • respiration instable, 
  • tensions posturales. 

Une lecture purement descriptive peut conduire à multiplier les diagnostics ou les catégories :

  • TDAH, 
  • trouble anxieux, 
  • trouble du sommeil, 
  • dysrégulation émotionnelle, 
  • trouble fonctionnel associé. 

Une lecture systémique cherchera plutôt à observer :

  • Comment le manque de récupération influence la vigilance, 
  • Comment cette hypervigilance modifie la respiration et le tonus, 
  • Comment ces modifications influencent à leur tour les capacités attentionnelles, émotionnelles et comportementales, 
  • Puis comment l’ensemble du système entre progressivement dans une boucle d’entretien. 

Dans cette perspective :

les symptômes ne sont plus seulement considérés comme des problèmes séparés coexistant chez une même personne.

Ils peuvent aussi être compris comme différentes expressions d’une même organisation physiologique en déséquilibre.

Cela ne signifie pas que les diagnostics ne disparaissent ni qu’ils deviennent inutiles.

La pensée systémique ne nie pas les connaissances issues des neurosciences, de la psychologie, de la médecine ou de la physiologie analytique.

Elle propose simplement une lecture complémentaire :

observer non seulement les symptômes eux-mêmes, mais aussi les interactions dynamiques qui les relient.

Cette nuance est essentielle.

Car dans les systèmes vivants complexes, l’absence de causalité simple et unique ne signifie pas absence d’organisation.

Au contraire :

plusieurs phénomènes peuvent co-émerger, se renforcer mutuellement et s’auto-entretenir dans le temps au sein d’un même système vivant.

C’est précisément cette logique de co-émergence et d’interactions dynamiques que la Neurothérapie Intégrative cherche progressivement à explorer à travers une lecture intersystémique du vivant.

4. Que change concrètement une lecture systémique ?

Comprendre le vivant de manière systémique ne consiste pas simplement à ajouter davantage de facteurs à observer.

Il s’agit surtout d’un changement profond dans la manière :

  • d’évaluer une situation, 
  • d’interpréter les symptômes, 
  • et d’accompagner une personne. 

Car lorsqu’on change de modèle de compréhension, ce ne sont pas seulement les réponses qui changent.

Ce sont aussi les questions que l’on commence à poser.

Le symptôme change de statut

Dans une logique strictement linéaire, le symptôme est souvent considéré comme :

  • un dysfonctionnement à corriger, 
  • une anomalie à supprimer, 
  • ou l’expression directe d’une cause identifiable. 

Dans une lecture systémique, le symptôme peut également être compris comme :

  • une tentative d’adaptation, 
  • un signal de surcharge, 
  • une stratégie de compensation, 
  • ou l’expression visible d’un déséquilibre impliquant plusieurs systèmes à la fois. 

Prenons un exemple simple.

Chez certains enfants présentant un TDAH, l’agitation motrice est souvent interprétée uniquement comme un trouble du comportement ou du contrôle attentionnel.

Mais dans certaines situations, cette agitation peut aussi participer à une tentative du système pour :

  • maintenir un niveau d’éveil suffisant, 
  • lutter contre la fatigue, 
  • compenser un manque de récupération, 
  • ou réguler une hypervigilance interne. 

Cela ne signifie pas que le symptôme devient « normal » ou qu’il ne faut rien faire.

Cela signifie simplement que :

le comportement observé peut avoir une fonction physiologique adaptative dans l’équilibre global du système.

L’évaluation change elle aussi

Dans une lecture purement symptomatique, l’observation se centre souvent sur :

  • le trouble principal, 
  • le symptôme dominant, 
  • ou la fonction jugée déficitaire. 

Une lecture systémique cherche également à comprendre :

  • le contexte physiologique global, 
  • les capacités de récupération, 
  • les rythmes de sommeil, 
  • la qualité respiratoire, 
  • le tonus postural, 
  • les stratégies adaptatives, 
  • les fluctuations émotionnelles, 
  • ou encore les variations de vigilance et de disponibilité attentionnelle. 

Autrement dit :

on ne regarde plus uniquement ce qui dysfonctionne.
On cherche aussi à comprendre comment le système tente de s’organiser malgré ses difficultés.

Les outils changent de place

Les outils ne définissent pas le vivantCe changement de regard modifie également la manière d’utiliser les outils thérapeutiques ou éducatifs.

Dans une logique linéaire, un outil est souvent associé à une fonction précise :

  • corriger un symptôme, 
  • stimuler une fonction, 
  • inhiber un mécanisme, 
  • ou agir sur une variable ciblée. 

Dans une lecture systémique :

l’outil ne définit plus à lui seul la compréhension du vivant.

Il devient un moyen possible — parmi d’autres — d’aider un système à retrouver :

  • de la souplesse, 
  • des capacités d’adaptation, 
  • une meilleure variabilité, 
  • et surtout une capacité de retour à un équilibre plus stable. 

Cette nuance est importante.

Car un même outil peut produire des effets très différents selon :

  • l’état global du système, 
  • la fatigue, 
  • le sommeil, 
  • l’environnement, 
  • le niveau de vigilance, 
  • ou les capacités de récupération de la personne. 

Autrement dit :

l’efficacité d’une intervention dépend rarement d’un seul mécanisme isolé.

Elle dépend souvent de l’organisation globale du système vivant dans lequel elle s’inscrit.

Une autre manière d’accompagner

Cette approche conduit progressivement à déplacer l’objectif de l’accompagnement.

Il ne s’agit plus uniquement :

  • de supprimer un symptôme 
  • ni de “normaliser” une fonction. 

L’enjeu devient aussi :

  • d’améliorer les capacités d’adaptation du système, 
  • de restaurer des marges de récupération, 
  • de favoriser une meilleure régulation physiologique, 
  • et de permettre au vivant de retrouver davantage de souplesse et de stabilité. 

Dans cette perspective :

la régulation n’est plus considérée comme le contrôle parfait d’un organisme.

Elle devient plutôt :

la capacité d’un système vivant à s’ajuster, varier, récupérer… puis revenir progressivement vers un équilibre dynamique.

5. Le rôle des 5 piliers dans la régulation du vivant

Si la Neurothérapie Intégrative s’appuie sur une lecture systémique, une question apparaît naturellement :

Quels sont les grands systèmes physiologiques qui participent en permanence à cette dynamique d’adaptation et de régulation du vivant ?

C’est dans cette perspective que la Neurothérapie Intégrative propose d’observer cinq grands piliers fonctionnels :

  • le tonus, 
  • la respiration, 
  • le sommeil, 
  • les émotions, 
  • et les fonctions cognitives. 

Ces piliers ne doivent pas être compris comme des catégories séparées ou des spécialités indépendantes.

Ils représentent plutôt :

cinq grandes fonctions d’organisation du vivant, en interaction permanente les unes avec les autres.

Le tonus : l’organisation du corps vivant

Le tonus est souvent réduit à la force musculaire ou à la posture.

En réalité, il correspond à quelque chose de beaucoup plus fondamental :

la manière dont le corps s’organise face à la gravité, au mouvement, à l’environnement et à l’action.

Le tonus influence :

  • la stabilité posturale, 
  • la qualité des ajustements moteurs, 
  • la disponibilité corporelle, 
  • mais aussi la respiration, la vigilance et certaines capacités attentionnelles. 

Un système en hypervigilance modifie fréquemment l’organisation tonique :

  • tensions musculaires, 
  • rigidité, 
  • agitation, 
  • ou au contraire effondrement postural. 

Le tonus devient alors un véritable reflet de l’état global du système vivant.

La respiration : un lien permanent entre corps et cerveau

Respirer ne consiste pas uniquement à apporter de l’oxygène.

La respiration influence en permanence :

  • le système nerveux autonome, 
  • le rythme cardiaque, 
  • les états émotionnels, 
  • le tonus musculaire, 
  • les capacités de récupération, 
  • et certains rythmes cérébraux. 

Une respiration instable, haute ou inefficace peut participer :

  • au maintien d’un état d’alerte, 
  • à certaines tensions corporelles, 
  • à la fatigue, 
  • ou à des difficultés de régulation émotionnelle et attentionnelle. 

Inversement, une respiration plus stable et adaptée peut contribuer à améliorer les capacités de récupération et d’autorégulation.

Le sommeil : la grande fonction de récupération

Le sommeil reste souvent sous-estimé dans de nombreux troubles complexes.

Pourtant, il joue un rôle central dans :

  • la récupération physiologique, 
  • la régulation émotionnelle, 
  • les capacités attentionnelles, 
  • l’équilibre immunitaire, 
  • la gestion de la douleur, 
  • et les capacités adaptatives du système nerveux. 

Un organisme privé de récupération suffisante entre progressivement dans des stratégies de compensation :

  • hypervigilance, 
  • agitation, 
  • fluctuations émotionnelles, 
  • difficultés cognitives, 
  • fatigue chronique, 
  • ou hypersensibilité. 

Dans une lecture systémique, de nombreux symptômes peuvent parfois être compris comme :

les conséquences d’un système qui tente de fonctionner malgré une récupération insuffisante.

Les émotions : une fonction physiologique avant d’être psychologique

Les émotions sont souvent réduites à une dimension psychologique ou relationnelle.

Mais elles possèdent aussi une réalité profondément physiologique.

Chaque émotion mobilise :

  • le tonus, 
  • la respiration, 
  • le rythme cardiaque, 
  • l’attention, 
  • les systèmes hormonaux, 
  • et les capacités adaptatives du corps. 

Les émotions participent donc directement à l’organisation du vivant.

Lorsqu’un système reste durablement en état d’alerte ou d’insécurité physiologique, les capacités de régulation émotionnelle peuvent devenir plus fragiles.

Inversement, certaines difficultés émotionnelles peuvent elles-mêmes perturber :

  • le sommeil, 
  • la respiration, 
  • le tonus, 
  • ou les capacités cognitives. 

Les fonctions cognitives : la disponibilité du cerveau vivant

Attention, mémoire, planification, inhibition ou flexibilité mentale dépendent du cerveau.

Mais le cerveau ne fonctionne jamais indépendamment du reste du corps vivant.

Les capacités cognitives sont influencées en permanence par :

  • la fatigue, 
  • le sommeil, 
  • l’état émotionnel, 
  • la respiration, 
  • le niveau de vigilance, 
  • les douleurs, 
  • ou encore les capacités de récupération du système. 

Dans cette perspective :

les fonctions cognitives ne sont pas uniquement des performances cérébrales.

Elles reflètent aussi l’état global de disponibilité physiologique de l’organisme.

Des piliers en interaction permanente

L’essentiel n’est pas seulement chacun des piliers pris séparément.

L’essentiel réside surtout dans leurs interactions.

Le sommeil influence les émotions.
Les émotions modifient la respiration.
La respiration agit sur le tonus.
Le tonus influence la disponibilité cognitive.
Les capacités cognitives modifient à leur tour les états émotionnels et les capacités d’adaptation.

Autrement dit :

le vivant fonctionne comme un système dynamique d’interactions permanentes.

C’est précisément cette logique intersystémique que la neurothérapie intégrative cherche progressivement à explorer :

non pas en isolant les fonctions du vivant, mais en observant comment elles s’organisent, se compensent, se déséquilibrent… puis parfois se réajustent ensemble.

6. Pourquoi la Neurothérapie Intégrative ne se réduit pas à une technique

À ce stade, une confusion fréquente peut apparaître.

Lorsque l’on découvre la Neurothérapie Intégrative, il peut être tentant de la réduire :

  • au neurofeedback, 
  • au biofeedback, 
  • à la respiration, 
  • à la posture, 
  • au sommeil, 
  • à la micronutrition, 
  • ou à l’ensemble des outils utilisés dans certaines prises en charge. 

Pourtant, cette vision reste encore insuffisante.

Car la Neurothérapie Intégrative ne se définit pas d’abord par une technique.

Elle se définit avant tout par :

une manière de comprendre le vivant.

Cette nuance est essentielle.

Une technique agit sur une fonction

Toute technique possède :

  • un cadre, 
  • des indications, 
  • des limites, 
  • et un niveau d’action particulier. 

Le neurofeedback agit sur certains paramètres cérébraux.
Le biofeedback permet d’observer certaines fonctions physiologiques.
La respiration influence le système autonome.
La nutrition agit sur les apports métaboliques et certaines régulations biologiques.
Le mouvement modifie le tonus et l’organisation corporelle.

Toutes ces approches peuvent être utiles.

Mais aucune ne suffit, à elle seule, à résumer la complexité d’un système vivant.

Le risque apparaît lorsque l’outil utilisé devient progressivement :

la principale grille de lecture de la réalité.

C’est souvent ainsi que se construisent certaines visions réductrices :

  • tout expliquer par les neurotransmetteurs, 
  • par le microbiote, 
  • par le trauma, 
  • par le nerf vague, 
  • par le cerveau, 
  • ou inversement par le corps seul. 

Or, dans les systèmes vivants complexes :

aucun système ne fonctionne indépendamment des autres.

Les outils ne définissent pas le vivant

Dans une lecture systémique, les outils changent de statut.

Ils ne sont plus considérés comme des solutions universelles ou des réponses uniques à un symptôme donné.

Ils deviennent :

des moyens temporaires permettant parfois d’aider un organisme à retrouver davantage de souplesse, de récupération et de capacités d’adaptation.

Cette différence est fondamentale.

Car deux personnes présentant un même symptôme peuvent avoir :

  • des organisations physiologiques différentes, 
  • des capacités adaptatives différentes, 
  • des états de fatigue différents, 
  • des histoires développementales différentes, 
  • et donc des besoins différents. 

Autrement dit :

ce n’est pas l’outil qui définit la compréhension du vivant.
C’est la lecture du système vivant qui donne du sens à l’utilisation éventuelle de l’outil.

Une approche fondée sur les interactions

La Neurothérapie Intégrative ne cherche donc pas à opposer les approches existantes.

Elle tente plutôt :

  • de les replacer dans une logique intersystémique, 
  • de comprendre leurs niveaux d’action, 
  • et d’observer comment les différentes fonctions du vivant interagissent entre elles. 

Dans cette perspective :

  • le sommeil influence la cognition, 
  • la respiration influence les émotions, 
  • le tonus influence la vigilance, 
  • la récupération influence les capacités attentionnelles, 
  • et les états émotionnels modifient en permanence les équilibres physiologiques du système. 

Le rôle du praticien n’est alors plus uniquement :

  • de corriger une fonction isolée, 
  • ou de supprimer un symptôme. 

Il devient aussi :

d’aider à restaurer des conditions favorables à la régulation globale du vivant.

Une autre posture clinique

Cette manière de penser modifie profondément la posture d’accompagnement.

Elle demande :

  • davantage d’observation, 
  • davantage de nuance, 
  • davantage d’humilité face à la complexité, 
  • et une capacité à tolérer que plusieurs mécanismes puissent coexister et interagir simultanément. 

Dans cette perspective :

le vivant n’est plus considéré comme une machine à réparer pièce par pièce.

Il devient :

un système dynamique capable d’adaptation, de compensation, de déséquilibre… mais aussi de réorganisation.

Et c’est précisément cette capacité de réorganisation que la neurothérapie intégrative cherche progressivement à soutenir.

À mesure que cette lecture intersystémique se développe, une question émerge progressivement

Existe-t-il des fonctions physiologiques jouant un rôle particulièrement central dans ces dynamiques d’adaptation et de régulation ?

Une hypothèse organisatrice : le Système Tonico-Ventilatoire (STV)

Une hypothèse organisatrice : le Système Tonico-Ventilatoire (STV)Au fil des observations cliniques et des travaux issus de la physiologie, de la posturologie, de la respiration et des neurosciences, une hypothèse émerge progressivement :

certaines grandes fonctions du vivant pourraient être organisées autour d’une dynamique commune reliant le tonus postural, la respiration, la vigilance et les capacités de régulation.

C’est dans cette perspective que la Neurothérapie Intégrative utilise progressivement la notion de Système Tonico-Ventilatoire (STV).

Le STV ne désigne pas un organe unique ni une structure anatomique isolée.

Il correspond plutôt à :

une manière de penser les interactions permanentes entre :

  • la posture, 
  • la respiration, 
  • l’état d’éveil, 
  • le système nerveux autonome, 
  • la récupération, 
  • et certaines capacités d’adaptation du vivant. 

Dans cette lecture :

  • la respiration influence le tonus, 
  • le tonus influence la vigilance, 
  • la vigilance modifie les états émotionnels et cognitifs, 
  • les capacités de récupération influencent à leur tour l’ensemble du système. 

Le STV constitue donc moins une “théorie fermée” qu’une hypothèse physiologique intégrative visant à mieux comprendre :

comment plusieurs fonctions fondamentales du vivant peuvent se synchroniser, se déséquilibrer… puis parfois se réorganiser ensemble.

Une autre manière de regarder le symptôme

Derrière de nombreux symptômes, il n’existe pas toujours un organisme “défaillant”.

Il existe parfois :

  • un système épuisé, 
  • un organisme en surcharge, 
  • un vivant qui compense, 
  • ou un corps qui tente encore de maintenir une forme d’équilibre malgré des contraintes devenues trop importantes. 

Dans cette perspective, certains symptômes peuvent être compris non seulement comme des dysfonctionnements, mais aussi comme :

des traces d’adaptation d’un vivant cherchant encore à préserver ses capacités d’organisation et de régulation.

Cette nuance change profondément le regard porté sur la personne.

Car l’objectif n’est plus seulement de faire disparaître un symptôme.

Il devient aussi :

d’aider le vivant à retrouver des conditions plus favorables pour récupérer, s’ajuster, se réorganiser… et parfois renouer avec ses capacités d’élan, de disponibilité et de participation au monde.

7. Conclusion : du symptôme à la dynamique du vivant

Du symptôme à la dynamique du vivantPendant longtemps, les approches du soin se sont principalement construites autour d’une question centrale :

Quelle est la cause du symptôme ?

Cette démarche a permis des avancées majeures et reste indispensable dans de nombreuses situations.

Mais face à certains troubles complexes — troubles du neurodéveloppement, douleurs chroniques, fatigue persistante, troubles fonctionnels, hypersensibilités ou difficultés de régulation — cette lecture devient parfois insuffisante lorsqu’elle reste exclusivement linéaire.

Car le vivant ne fonctionne pas comme une succession de mécanismes indépendants.

Il fonctionne comme un système dynamique :

  • capable d’adaptation, 
  • de compensation, 
  • de déséquilibre, 
  • mais aussi de réorganisation. 

C’est précisément ce changement de regard que la Neurothérapie Intégrative cherche progressivement à introduire.

Non pas remplacer une discipline par une autre.

Non pas opposer cerveau et corps, psychologie et physiologie, neurosciences et clinique.

Mais tenter de comprendre :

comment les différentes fonctions du vivant interagissent, se modifient mutuellement et participent ensemble à l’équilibre global d’un organisme.

Dans cette perspective :

  • le symptôme ne disparaît pas, 
  • le diagnostic ne devient pas inutile, 
  • et les outils gardent leur intérêt. 

Mais ils changent de place.

Le symptôme peut devenir :

  • un signal, 
  • une tentative d’adaptation, 
  • ou l’expression visible d’une dynamique physiologique plus globale. 

Les outils, eux, ne définissent plus à eux seuls la compréhension du vivant.

Ils deviennent :

des moyens possibles pour accompagner un système vers davantage de souplesse, de récupération et de régulation.

Cette manière de penser demande :

  • davantage de nuance, 
  • davantage d’observation, 
  • et une certaine humilité face à la complexité du vivant. 

Elle invite également à sortir progressivement des oppositions simplistes :

  • cerveau contre corps, 
  • psychologie contre physiologie, 
  • émotion contre biologie, 
  • ou encore symptôme contre comportement. 

Car dans les systèmes vivants, ces dimensions interagissent en permanence.

La Neurothérapie Intégrative propose ainsi moins une technique supplémentaire qu’une tentative de :

réintroduire une lecture dynamique, intersystémique et profondément humaine du vivant.

Cette réflexion ne constitue probablement qu’un début.

De nombreuses questions restent ouvertes :

  • comment mieux comprendre les interactions entre posture, respiration, sommeil, cognition et émotions ? 
  • Comment étudier scientifiquement ces dynamiques complexes ? 
  • Comment articuler les modèles analytiques classiques avec une lecture plus systémique ? 
  • Et comment accompagner le vivant sans réduire sa complexité à un seul mécanisme explicatif ? 

C’est précisément ce chemin que nous continuerons à explorer dans les prochains travaux, à travers différents regards croisés issus de la clinique, de la physiologie, des neurosciences, du sommeil, de la douleur, du neurodéveloppement et des pratiques de régulation psychophysiologique.

Car peut-être que le véritable enjeu n’est plus seulement de chercher :

« Quelle est la cause du symptôme ? »

Mais aussi :

« Quelle dynamique du vivant ce symptôme est-il en train d’exprimer ? »

« Comprendre le vivant ne consiste pas seulement à identifier des dysfonctionnements.
C’est observer comment, à chaque instant, un organisme tente de préserver ses capacités d’adaptation, de cohérence et d’action dans le monde — à travers chaque respiration, chaque mouvement, chaque variation physiologique, chaque émotion et chaque pensée »


Photographie de Joël Lemaire
Joël Lemaire

Kinésithérapeute
Président & Cofondateur Institut Neurosens
D.I.U. Posturologie clinique
D.U. Perception Action Troubles des Apprentissages
Membre de la Société Française de Physiothérapie
Membre de l'Association de Psychophysiologie Appliquée et Biofeedback - AAPB
Membre de la Société Internationale de Neurorégulation et la Recherche - ISNR
Co-Auteur : TDAH-Les causes cachées, les solutions efficaces
Co-Auteur : Sommet Francophone du TDAH


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