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Publié le 5 décembre 2025

Avant d’entraîner l’attention : régler le Système tonico-ventilatoire

Et si le problème n’était pas un “manque de volonté”, mais un corps pas encore prêt à apprendre ? Avant de “muscler le cerveau”, réglons le Système tonico-ventilatoire, STV — souffle, posture, calme. Respirer par le nez, se poser, apaiser l’alarme interne : quand ces voyants passent au vert, l’attention tient… et le neurofeedback devient utile et transférable. Notre règle simple : d’abord le système, ensuite les réseaux.

 

Et si on commençait… par le début ?

Avant d’essayer “d’entraîner le cerveau” d’un enfant avec des écrans, des capteurs et du neurofeedback (on explique juste après), et si on s’occupait d’abord de son STV — son système tonico-ventilatoire ? Dit plus simple : sa façon de respirer, de se tenir et de s’apaiser.

Notre idée est directe : quand le corps est accordé, le cerveau apprend mieux.
L’inverse est vrai aussi : si le corps est en tension, respire mal, dort mal, l’attention devient fatigante. On peut afficher de jolies courbes sur l’écran… et ne pas voir de progrès à l’école ou à la maison. Alors, on renverse la table (doucement) : d’abord le corps (STV), ensuite le cerveau.

C’est quoi le “STV” (et pourquoi c’est central) ?

Régler le système tonico-ventilatoire. Institut NeurosensSTV = système tonico-ventilatoire.

Traduction simple : c’est le trio qui fait équipe tout le temps dans la vraie vie :

  • La respiration (idéalement par le nez, calme et silencieuse).
  • La posture et le tonus (comment je me tiens, debout ou assis, sans crispation).
  • Le “frein” interne (le système d’alarme qui peut s’apaiser quand tout va bien).

Quand ce trio se synchronise, on obtient une vigilance tranquille : on est présent, concentré, mais sans crispation. C’est exactement l’état qui permet d’apprendre, de lire, d’écrire, de jouer d’un instrument… sans exploser en vol.

Image utile : pense à une radio. Si la fréquence n’est pas bien réglée, on entend des grésillements. On peut monter le volume (faire plus d’efforts)… le grésillement reste. Régler d’abord la fréquence, puis monter le son si besoin. Le STV, c’est ce réglage.

Et le neurofeedback, c’est quoi au juste ?

Mesure l’activité du cerveau. Institut NeurosensLe neurofeedback (NFB) est un entraînement qui mesure l’activité du cerveau à l’aide de capteurs placés sur la tête. Un retour visuel (un jeu ou un film) et auditif (un son ou une musique) s’active lorsque le fonctionnement cérébral évolue dans la bonne direction.

 Idée : apprendre au cerveau à rester dans un état utile (par exemple une vigilance calme).

Problème : ça dépend de l’état du corps.
Si l’enfant respire par la bouche, adopte une posture crispée, dort mal… le cerveau travaille à contre-courant. Le NFB devient coûteux et transfère peu dans la vraie vie.

Régler le système tonico-ventilatoire. Institut NeurosensNotre règle est donc simple :

D’abord le système, ensuite les réseaux.
On commence par régler le système tonico-ventilatoire (respiration–posture–apaisement), et corriger les bases (nez, sommeil, posture, mastication).
Ensuite seulement, si besoin et en mesurant, on propose un NFB ciblé.

Les 5 piliers à mettre au vert (avant “d'entraîner le cerveau”)

Le nez et la respiration. Institut Neurosens1) Le nez et la respiration

  • Objectif : respirer par le nez, calmement, sans bruit, avec une petite pause naturelle après l’expiration (sans retenir l’air !).
  • Pourquoi ? Le nez chauffe, filtre et régule le débit respiratoire. Par le nez, le corps se calme plus facilement.
  • Test maison : 2 minutes assis, bouche fermée, respiration silencieuse par le nez. Facile ou pas ?

2) La posture et le tonus

La posture et le tonus. Institut Neurosens- Objectif : se tenir sans se crisper. Debout : pieds bien posés, bassin neutre, on se grandit sans se raidir, regard doux. Assis : même idée, avec les pieds au sol.

- Indice visuel : le “cône d’équilibre” (le petit balancement naturel du corps) se resserre quand on est posé et qu’on respire calmement.

3) Le frein interne (calme physiologique)

  • Comment on le voit ? Avec la peau (transpiration très fine) : quand on s’apaise, la “courbe” redescend en moins de 1 à 1,5 minute.
  • Pas de capteur ? On regarde la détente visible : épaules qui tombent, visage qui se relâche, doigts qui se réchauffent.
  • Le frein interne. Institut Neurosens

4) Le sommeil (et la respiration la nuit)

  • Ronflements ? Bouche ouverte la nuit ? Réveils fréquents ? Le matin sera déjà difficile.
  • Message simple : traiter le sommeil (parfois avec un avis ORL) aide aussi l’attention.

5) La bouche et la base

  • Apprendre à mâcher “en grand” (mastication mature), fermer les lèvres au repos (scellé labial), et retrouver la respiration nasale.
  • Base “abdomino-pelvienne” qui tient = le haut du corps travaille moins et mieux.

Check-list éclair (nos “3 voyants”)

Nez : respiration nasale silencieuse pendant 2 minutes.
Posture : on voit le cône d’équilibre se resserrer (moins de vacillement).
Calme : l’alarme interne redescend rapidement en < 60–90 s (ou signes visibles de détente).
Si un voyant est rouge, on reste sur ces bases. On n’ajoute pas de NFB ce jour-là.

Comment on mesure… sans usine à gaz

Usine à gaz. Institut NeurosensOn utilise quelques capteurs simples (quand on les a) et beaucoup d’observation :

  • Ceinture respiratoire : permet d’observer si la respiration est régulière et calme. En repos, l’objectif courant est d’environ 6-8 respirations par minute chez l’adulte ; chez l’enfant, elle est généralement plus rapide. On vise avant tout une respiration lente et régulière, sans jamais forcer le rythme.
  • BVP (capteur au doigt) : on observe un petit phénomène normal, la RSA (la fréquence du cœur monte en inspirant et baisse en expirant) — signe que le corps trouve son rythme économique.
  • EDA (peau) : voir si l’alarme redescend vite quand on se pose.
  • sEMG (tension des muscles de la nuque/épaules/mâchoire) : si c’est haut, on relâche avant de demander une tâche ou du NFB.
  • Température des doigts : quand ça réchauffe, c’est bon signe : le corps s’apaise.
  • Test d’équilibre simple : debout, pieds joints, bras le long du corps ; yeux ouverts puis fermés. Si on vacille beaucoup les yeux fermés, on travaille respiration + posture avant de demander de l’attention.

Retenir l’essentiel : on règle la base, on vérifie en 2–3 minutes que les voyants passent au vert, et ensuite seulement on ajoute des choses plus pointues.

Et le neurofeedback dans tout ça ?

Cortex. Institut NeurosensQuand les trois voyants sont au vert (souffle nasal silencieux, posture stable, calme revenu en < 90 s), alors le neurofeedback EEGq (NFB) peut jouer un rôle d’amplificateur ciblé.

Cette influence réciproque est un pilier de l'hypothèse du STV, démontrant comment la respiration affecte la posture et inversement, notamment par les rythmes lents

Nous utilisons souvent une zone clé du cerveau : le SMR (12–15 Hz) — un rythme associé à une vigilance calme, sans tension excessive.

Mais en Neurothérapie Intégrative (NI), le NFB n’est jamais utilisé seul, ni à l’aveugle : il est intégré dans un protocole individualisé et enchaîné avec les bases physiologiques (respiration, posture, émotions, etc.). Cela change tout.

Comment on s’y prend, en Neurothérapie Intégrative :

  • Séances courtes (10–15 minutes réellement utiles), monitorées : on observe si le corps reste calme, la respiration nasale silencieuse, les épaules détendues.
  • Pas de NFB si l’alarme interne est haute (tension musculaire, agitation, souffle bruyant) : on commence par la régulation corporelle (biofeedback, souffle, posture).
  • Le SMR reste central, mais toujours ajusté au besoin de la personne (carence, excès, dissymétrie…).
  • Un transfert immédiat est systématique : après le NFB, on fait une tâche concrète (lecture, écriture, musique…) en y insérant 2 ou 3 micro-pauses de recentrage :

“Je respire par le nez… je me pose… je nomme ce que je ressens…”

Objections fréquentes (et réponses tranquilles)

  • “On va perdre du temps avant le NFB.”
    On en gagne : moins de fatigue, plus de durée utile de travail, et des progrès qui tiennent dans la vraie vie.
  • “Où sont les preuves ?”
    Les grandes méta-analyses concluent souvent à une efficacité « variable » du neurofeedback (NFB). C’est un constat. Mais tirons-en les vraies conséquences : dans quelle approche ? Avec quels critères ? Et pour qui ?

Beaucoup de ces études s’appuient sur des protocoles standardisés, considérant le NFB comme un simple conditionnement opérant : on récompense un rythme cérébral, on attend un effet. Mais elles négligent presque toujours un facteur clé : la capacité réflexive de la personne, c’est-à-dire son aptitude à ressentir, à nommer, à moduler volontairement ses états internes.

Or, en Neurothérapie Intégrative, nous ne nous contentons pas de “former un réseau cérébral”. Nous mesurons avant et après des marqueurs simples mais fondamentaux : régularité du souffle, retour au calme, souplesse posturale, durée utile sur une tâche. Et surtout, on ajuste en permanence : si cela ne sert pas l’état d’équilibre global de la personne, on revoit la stratégie. Pas d’idéologie. Pas de recette unique.

Dans notre cadre, le neurofeedback EEGq n’est pas un outil magique, mais un amplificateur temporaire, intégré dans une approche globale, systémique et incarnée. Un outil parmi d’autres, au service d’une trajectoire de régulation.

  • “Et les méthodes avancées ?”

Ce que la technologie ne remplace pas

  • Les méthodes avancées, aussi sophistiquées soient-elles, ne remplacent pas la conscience.
  • On peut avoir des capteurs à 256 canaux, des protocoles LORETA temps réel, des machines qui détectent des micro-rythmes à 0,0001 Hz…
    Mais si le corps reste tendu, si la respiration est courte, si l’enfant ne comprend pas ce qu’il vit, alors l’humain est réduit à un objet, et le neurofeedback à un artefact.
  • “On n’apprend pas à un cerveau. On accompagne une personne à prendre conscience de ses rythmes.”
  • La véritable efficacité vient quand l’enfant (ou l’adulte) commence à sentir, comprendre, ajuster. Le biofeedback et le neurofeedback EEGq deviennent alors des outils de subjectivation, pas des dispositifs de contrôle. Ce sont des moyens pour retrouver la variabilité vivante, pas pour imposer une norme.
  • En ce sens, le placebo technologique peut être utile... mais le réveil de la conscience corporelle est essentiel.

Technologie ou conscience ?

La technologie n’est pas le problème. C’est la croyance qu’on y projette.
Beaucoup espèrent que la technique suffira : un signal EEG, un casque, un protocole automatisé — et hop, l’enfant est “réparé”. Ce fantasme est le prolongement d’une vieille croyance médicale : le médicament comme solution externe, sans effort ni remise en question du système de vie.

Or, nous voyons aujourd’hui que cette logique a simplement changé d’outil.
Même certains professionnels de la santé, pourtant en formation, reproduisent la même attente passive vis-à-vis du neurofeedback : un programme qui “agit” sur le cerveau, un entraînement sans relation, sans compréhension du corps, sans écho dans le vécu.

Mais sans conscience, la technologie devient une béquille.
Un signal peut changer, oui. Mais si la personne ne sait pas pourquoi, si elle ne relie pas ce signal à une sensation, à une posture, à un souffle ou à une émotion… alors l’effet est fugace.

Et c’est justement ce que les études oublient de mesurer :

  • la capacité réflexive de la personne,
  • sa prise de conscience du lien corps–cerveau,
  • le moment où un sens émerge,
  • et le transfert dans la vraie vie.

Le neurofeedback, dans sa version dominante, est souvent réduit à un conditionnement opérant : faire monter ou baisser une fréquence sans compréhension.

Mais dans la neurothérapie intégrative, nous croyons à l’inverse :

Ce n’est pas le cerveau qu’on entraîne, mais la personne tout entière qu’on aide à se réguler, en comprenant ce qui l’aide.

Alors oui, les outils comptent. Mais la conscience de l’expérience vécue reste la condition première de tout changement durable.

Et si la vraie technologie du futur… c’était la conscience elle-même ?

À quoi ressemble une séance type (ultra concret)

10–12 minutes “terrain” + 10–15 minutes “cerveau” (si voyants verts)

  1. Respiration nasale + petite pause (2 min) — assis droit, bouche fermée, souffle silencieux.
  2. Posture & relâchement (1–2 min) — pieds au sol, on se grandit sans raideur, on détend les épaules et la mâchoire.
  3. Apaisement (3–4 min) — on observe le calme revenir (au capteur ou à l’œil), on nomme la sensation (plus lourd, plus chaud, plus tranquille).
  4. Tâche fine (2–3 min) — un petit exercice bien choisi (lecture courte, écriture, geste précis).
  5. Neurofeedback-SMR (10–15 min utiles) — uniquement si les voyants sont verts.

Deux mini-histoires (vraies situations, noms changés)

Régler le système tonico-ventilatoire. Institut NeurosensSophie, 8 ans : « elle tient 5 minutes puis décroche »

Bouche ouverte, épaules hautes, sommeil agité. On travaille respiration nasale et relâchement. En 50 secondes, le corps se calme. On fait une lecture courte avec micro-pauses. Quand l’équilibre debout devient plus stable à l’œil nu, on ajoute 15 minutes de neurofeedback “vigilance calme”. Résultat raconté par la famille : moins de crispation, 12–15 minutes de tenue sans s’épuiser, fin de journée plus souple. On continue.

Noah, 11 ans : impulsif et bruyant

Il bouge beaucoup, la nuque est tendue. Pas de NFB au début. On installe “Respirer – Poser – Nommer” comme un petit rituel. Après 3 séances, la respiration ralentit, la tension des épaules baisse. Là, on ajoute 15 minutes de neurofeedback EEGq “vigilance calme”. Transfert au foot : respirer, regarder, puis passer la balle. Petite cause, grand effet.


Et la position officielle en France ?

Pour faire simple : la HAS (Haute Autorité de Santé) dit qu’aujourd’hui, il n’y a pas assez de preuves solides pour recommander le neurofeedback seul dans le TDAH de l’enfant/adolescent. Ce n’est pas un “non pour toujours”, c’est un “pas encore”.

Nous, on entend autre chose : ne faites pas du NFB hors-sol. Intégrez-le dans un accompagnement systémique (corps + cerveau), mesurez ce qui compte dans la vraie vie… et tenez ce qui marche. Car ce que la recherche tarde à stabiliser, l’intelligence clinique, elle, ne peut plus l’ignorer. Ensuite seulement, si besoin, on fait du neurofeedback — court, bien ciblé, et relié aux gestes de la vie réelle.

Revenir à l’exigence intérieure

Tant que les professionnels n’afficheront pas clairement que “l’erreur est humaine” — et qu’en tant que cliniciens, nous sommes par définition moins protégés que les chercheurs de laboratoire — alors nous continuerons à faire du neurofeedback un outil magique ou suspect, au lieu d’en faire une méthode mesurable, perfectible, humanisée.

Cette confusion initiale entre la clinique et la science exonère trop souvent les uns et les autres de rechercher ce qui agit vraiment. Car dans le fond, l’arrangement de départ — un écran, une courbe qui bouge, un enfant qui “s’apaise” — suffit à nous satisfaire… Et cela suffit au parent, qui voit son enfant un peu moins débordé. Mais est-ce cela que nous visons ?

Nous ne condamnons pas l’effet placebo. Il existe. Il est précieux. Mais il ne peut devenir la seule stratégie implicite derrière des dizaines de séances tarifées, sans transparence sur les mécanismes en jeu.

L’exigence intérieure, c’est justement cela :

  • oser se demander ce qui, dans notre pratique, a vraiment contribué à l’évolution.
  • distinguer ce qui est observé de ce qui est projeté.
  • douter sainement de ce qui marche “trop vite” ou “trop bien”.

Car une démarche fondée sur la régulation ne peut être pensée comme une réparation. Et le corps, ce grand oublié des protocoles, n’est pas un circuit à corriger mais un vivant à accompagner.

Joël Lemaire
Directeur – Institut Neurosens
Co-auteur du Sommet francophone du TDAH 2025
Co-auteur du livre : TDAH : Les causes cachées, les solutions efficaces

Glossaire express (sans jargon)

  • STV (système tonico-ventilatoire) : le trio respiration – posture/tonus – calme. Quand il est accordé, on apprend mieux.
  • Neurofeedback (NFB) : entraînement où l’on mesure l’activité du cerveau avec des capteurs et où l’on apprend à aller vers un état utile grâce à un retour visuel (jeu/film).
  • SMR (12–15 Hz) : un rythme du cerveau associée à une vigilance calme (présence sans tension).
  • RSA : petit mouvement normal du cœur (il accélère à l’inspiration et ralentit à l’expiration) — signe que le corps trouve son rythme.
  • EDA : mesure très fine de la peau (micro sueur). Quand on s’apaise, ça redescend.
  • sEMG : mesure de la tension des muscles (nuque, épaules, mâchoire).
  • “Cône d’équilibre” : notre léger balancement debout. Plus il est petit, plus le corps est posé.

Tu veux régler le système tonico-ventilatoire chez toi, dès ce soir ? (2 minutes chrono)

  1. Assis, bouche fermée, respire par le nez, doucement, sans bruit (2 minutes).
  2. Grandis-toi sans te raidir, relâche les épaules, détends la mâchoire.
  3. Fais une petite tâche (lire 6 lignes, copier 3 phrases).
  4. Fais deux micro-pauses de 10 secondes : “je respire – je me pose – je nomme ce que je sens”.
  5. Note : as-tu eu moins de crispation ? As-tu tenu un peu plus longtemps sans t’épuiser ?
  6. Transfert (30–60 s) — 3 souffles, on nomme une réussite, et on repart.

Si oui, tu viens de sentir ce que nous appelons “STV d’abord”. Et si un jour on ajoute du neurofeedback… ce sera sur un terrain prêt.

Conclusion

On ne demande pas au cerveau de faire des prouesses sur un corps en alerte. Accordons d’abord le souffle, la posture et le calme ; puis testons, mesurons, ajustons — sans dogme, avec curiosité. Et si on tenait cette règle simple, vérifiable, avant toute sophistication ?

D’abord le système, ensuite les réseaux : on règle souffle–posture–calme, puis on ajoute, si besoin, un NFB court et utile dans la vraie vie.


Photographie de Joël Lemaire
Joël Lemaire

Kinésithérapeute
Président & Cofondateur Institut Neurosens
D.I.U. Posturologie clinique
D.U. Perception Action Troubles des Apprentissages
Membre de la Société Française de Physiothérapie
Membre de l'Association de Psychophysiologie Appliquée et Biofeedback - AAPB
Membre de la Société Internationale de Neurorégulation et la Recherche - ISNR
Co-Auteur : TDAH-Les causes cachées, les solutions efficaces
Co-Auteur : Sommet Francophone du TDAH


Bibliographie

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Couplage posture–respiration / STV 

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